Il faut tout d’abord questionner les membres de votre entourage, surtout les personnes âgées. Leurs renseignements sont précieux mais demandent toujours à être vérifiés. Si vous possédez des papiers de famille ( actes de vente, d’achats, de locations …), vous pourrez y trouver de nombreuses indications. Les livrets de famille existent depuis 1876 et peuvent beaucoup aider les débutants, mais il faut aussi penser aux photos (si vous avez la chance d’y voir figurer des patronymes, des dates, des lieux …), aux faire-parts, aux papiers militaires, sans oublier la visite des tombes dans les cimetières.

Il faut ensuite se rendre dans les mairies pour consulter les tables décennales. Ces tables existent depuis la Révolution, ce sont des tables alphabétiques dressées pour tous les actes d’état civil (naissance, mariage, décès), de 10 ans en 10 ans (1793-1802,1803-1812….) ? Ces tables vous permettront de trouver la date exacte de l’acte qui vous intéresse et ensuite de demander une copie ou une photocopie.

Les registres d’état civil (série E des Archives) de moins de 75 ans pour les naissances et mariages) ne sont pas communicables au public, mais quand vous possédez la date exacte, les renseignements indispensables, et la preuve de votre filiation, vous pouvez demander une copie ou une photocopie. Vous pouvez également faire cette demande par écrit, en joignant tous les renseignements (voir modèle) sans oublier les timbres pour la réponse.

Après avoir remonté les 75 premières années, vous pouvez consulter, pour le Finistère, les registres aux Archives Départementales de Quimper (série E de l’état civil), ou à l’annexe des Archives Départementales de Brest où sont déposées les séries communales si les Mairies ne les ont pas conservées. Les séries départementales déposées à Quimper sont les copies des séries communales. Vous aurez tout intérêt à consulter les deux séries car il existe parfois des différences dues à une recopie incomplète ou quelquefois fantaisiste.

Avant 1792, il s’agit de registres paroissiaux, tenus par les prêtres (en double exemplaire également). Ces registres sont déposés aux Archives Départementales ou conservés dans certaines mairies. Les registres de catholicité sont à l’Évêché. Il n’existe pas de registres pour l’An I de la période révolutionnaire.

Quand vous recopiez ces actes, notez bien tous les détails : témoins, lieux-dits, parrains, marraines …., ces renseignements vous seront bien souvent indispensables pour poursuivre vos recherches car plus vous remontez dans le temps, moins vous trouvez de renseignements sur les actes.

Veillez à l’orthographe des patronymes, beaucoup de noms ont été déformés au cours des années : mauvaise transcription, orthographe phonétique, traduction breton/français, les mutations ou francisations des noms bretons à une certaine époque (Yaouanc devenant Le Jeune, Mazé pour Mathieu, Ronan pour René, Gui ou Gwitalmeze pour Ploudalmezeau, Verveur pour Guermeur …..)

Les Archives Départementales possèdent un certain nombre de communes microfilmées avec l’aide des bénévoles du CGF. Le microfilmage s’est effectué dans l’ordre alphabétique des communes. Mais il s’est arrêté il y a quelques années pour les communes commençant par le N, pour être remplacé par la numérisation (envisagée en 2008).

Après avoir épuisé la série E, ce qui peut vous demander quelques années, vous pouvez également voir d’autres séries : la série B concernant les tutelles, les décrets de mariage, les émancipations, les inventaires après décès …. Cette série est très riche en renseignements sur les familles (parentés, situations ..), la série 4E concernant les actes notariés et les nombreuses séries conservées aux AD (voir le Guide des Archives du Finistère par Jacques Charpy, consultable aux AD et au CGF- édition épuisée). Voir également les listes électorales et les listes de recensement. >

Dans le Finistère, une autre source importante se trouve au Service Historique de la Défense à Brest (SHD). On peut y consulter les matricules, les rôles d’équipage (avec l’état civil et les signalements de toutes les personnes) et éventuellement la matricule des bagnards de Brest (1749-1858) avec beaucoup de détails.

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