La recherche généalogique demande de l’organisation. Au fur et à mesure de la progression de vos recherches, diverses données vont s’accumuler. A défaut d’un système de classement, le risque de perdre pied est grand.

La question du classement est d’autant plus cruciale que le nombre d’ancêtres peut très vite rendre toute progression fastidieuse. En effet, pour une personne qui serait née dans les années 1980, celle-ci ne totaliserait pas moins de 1.022 ancêtres à la dixième génération (vers 1715) et quelque 8.190 ancêtres, trois générations plus tard (vers 1610). Il s’agit là de théorie. La pratique est tout autre. En effet, l’implexe (le fait qu’un couple se retrouve plusieurs fois dans l’ascendance) modifie le dénombrement en réduisant le nombre des ancêtres.

Il reste cependant que, pour s’y retrouver, il faut adopter un classement simple et rapide et une numérotation adaptée. S’il existe plusieurs méthodes de classement, celle basée sur la numérotation inventée par Jérôme de Sosa au 17è siècle et vulgarisée par Kékulé Von Stradonitz au 19è, est communément adoptée par les généalogistes. Connue sous le nom de Sosa ou de Sosa-Stradonitz, en voici les grandes lignes:

La personne qui fait sa généalogie porte le numéro 1. Le numéro 2 est affecté à son père, le 3 à sa mère. A la génération suivante, le numéro 4 est affecté au grand-père paternel, le 5 à la grand-mère paternelle, le 6 au grand-père maternel et le 7 à la grand-mère maternelle. Et ainsi de suite…

A l’exception du numéro 1 qui peut être aussi bien une femme qu’un homme, dans ce système, la femme porte toujours un numéro impair et l’homme un numéro pair.

En ligne directe (lignée patronymique), le premier ancêtre d’une génération porte toujours un numéro pair. Celui-ci est également le double de celui de la génération précédente :1, 2, 4, 8, 16,32, 64, 128, …

Cette numérotation permet de faire un classement simple et parfaitement lisible. On retrouvera cette numérotation sur les Répertoires classant l’ascendance (ou sur les fiches individuelles). Elle se retrouve également sur les logiciels de généalogie familiale.

Le système de numérotation Sosa-Stradonitz utilisé dans une généalogie ascendante ne peut pas être utilisé pour codifier les individus d’une généalogie descendante.

Dans une généalogie descendante, on part de l’ancêtre le plus ancien et on recherche tous ses descendants. Pour numéroter ceux-ci la méthode d’Aboville est une des plus simples (il existe aussi les méthodes Pélissier, Dujardin, Tabuteau, Ponroy, Demonferrand, Dupaquier…) bien que les codes obtenus s’allongent à chaque nouvelle génération.

En voici les principes :

-L’ancêtre de départ porte le numéro 1.

-Chacun des enfants d’une famille est identifié par le numéro de son père suivi du rang qu’il occupe parmi ses frères et sœurs. L’aîné des enfants porte le numéro 1.1, le deuxième 1.2, etc.

-S’il y a plus de 9 enfants on utilise des lettres majuscules : A pour le dixième, B pour le onzième…

-Il est toujours possible d’ajouter un individu sans bouleverser les numéros existants.

-Dans un même fichier il est possible de faire cohabiter plusieurs généalogies descendantes en numérotant l’ancêtre de départ avec son numéro Sosa. Les deux enfants de l’individu 1.1 porteront par exemple les numéros 1.1.1 et 1.1.2. Ceux de l’individu 1.2 porteront 1.2.1, 1.2.2, 1.2.3, etc.

Chacun adopte une méthode personnelle pour se retrouver aisément dans ses documents : – les répertoires,

– les tableaux (plusieurs modèles vous sont proposés : tableaux horizontaux, circulaires, en semi-circulaires, verticaux ..)

-les tableaux agnatiques (ascendance ou descendance établie de père en fils ou de fils en père).

Ces tableaux et ces répertoires vous permettent d’avoir une vision très claire de l’avancée de vos travaux mais sont limités à 9 ou 10 générations maximum et il paraît plus facile (à moins d’utiliser l’informatique) de tenir à jour des fiches. Ces fiches pourront être individuelles, par couple ou par patronyme. Elles vous offrent la possibilité d’y inscrire tous les détails récoltés et qui peuvent aider à débloquer une recherche jusque là infructueuse.

N’hésitez pas à noter tous les actes concernant les individus portant le même patronyme mais sans lien connu pour l’instant. Respectez les signes conventionnels qui permettent d’avoir une généalogie claire et compréhensible par tous (voir tableau).

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